Le Club & son histoire

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Actuellement les deux points d'orgue de la saison restent encore la finale du Championnat de France ( compétition individuelle) et la Finale de la Coupe de France ( compétition par équipe ) qui attirent les grandes foules au bord des bassins. Dans ce secteur la Nautique n'a pas démérité puisque qu'elle a remporté la Coupe de France en 1981 lors de sa première édition, en 1987 en écrasant la concurrence et en 2001 dans un suspense insoutenable. Pour ce qui est des titres de champions de France, Cognat, Rosier, Blanchard ou plus récemment Chevrot, Villon, Bertholet et Collomb sont des noms de familles connus du milieu des jouteurs.

Du côté organisation de tournois, la nautique n'est pas en reste puisque tous les ans a lieu la fête des sauveteurs au cours de laquelle est remis le challenge de la Municipalité. On peut ajouter également une participationmatérielle voire l'organisation complète du tournoi de joutes du 15 Août comme lors de I'absence de vogue dans le début des années 80. De plus le club, assisté de la commune et des associations loirardes a eu le privilège d'accueillir la finale de la Coupe de la Coupe de France en 1997 et la finale des Championnats de France en 1993. Cette dernière manifestation reste comme référence en terme d'organisation au sein de la F.F.J.S.N. et gravée dans la mémoire de nombre de Loirards qui ont assisté aux cotés des 4000 spectateurs et en présence de Louis Nicollin à un week-end composé d'un défilé, d'un bal, d'un feu d'artifice, d'une exposition et de compétitions somptueuses dans un bassin flambant neuf.

L'histoire du bassin du Prin est presque aussi agité que celle de la société qui en est la principale utilisatrice. Jusqu'aux années 60, le bassin est un bras du Rhône dont le l'état et le niveau d'eau dépend fortement de celui du fleuve qui I'alimente. Les crues, les sécheresses ou les dépôts d'alluvions perturbent parfois le bon déroulement des manifestations. A partir du début des années 60, le spectre de la centrale thermique EDF plane sur la commune et le bassin du Prin. Les membres se posent nombre de question sur le devenir de leur espace sportif.

Après plusieurs projets utopiques ou démesurés, l'emplacement définitif est fixé à l'endroit actuel mais avec une digue réhaussée en bout de bassin. Ces faits à peine passés se profilent les travaux engagés par la C.N.R. dans le cadre son programme de canalisation du fleuve. Le bassin n'est pas touché mais des probIèmes d'écoulement d'eau apparaissent jusqu'à ce qu'en 1991, sous les demandes insistantes de la société Nautique, le bassin fermé actuel soit créé, par la commune qui en est la propriétaire.

Le dernier élément nécessaire pour la joute est le matériel qui se compose des bateaux, des rames, des moteurs, des plastrons et des lances. Le premier couple de bateaux de joutes remonte à la création de la société. On ne trouve pas de trace de nouvelle acquisition de ce type d'embarcation jusqu'en 1972 où la nautique décide d'investir dans des bateaux métalliques obéissant aux plans officiels de la F.F.J.S.N.. Par contre, dans ce laps de temps, plusieurs allusions à l'entretien de ce matériel sont consignées dans les registres. Pendant plusieurs décennies, la confection des lances, des rames ( harpaillettes ) et des plastrons, a été confié à la famille Rollandpuis à la famille Martel. Aujourd'hui, ces éléments sont fabriqués au sein même de la société pour des questions de coûts par Charles Martel et Marc Gros qui perpétuent ce savoir faire dont ils ont hérité. Les rames ayant disparu au profit des moteurs pour la propulsion des bateaux, la joute a perdu l'un de ces caractères traditionnels mais a gagné sur le plan de l'équité du sport. La barque est le dernier élément du matériel de la joute puisqu'elle sert de bateau de service pour repêcher les jouteurs tombés à l'eau. Mais ses fonctions principales sont d'être un bateau de compétition pour les courses à deux ou à quatre ou bien une embarcation de sauvetage, de transport ou de déplacement dans les périodes de crues sur les surfaces inondées.

Aujourd'hui, il ne subsiste plus que l'application sportive puisque les colères du Rhône sont devenus des soubresauts maladifs aussi brefs que ponctuels. Les inondations comme celles de 1957 ne restent plus que dans les mémoires et on ne voit plus circuler de barques à la Roche Moussy ou dans la rue du Capa. Les opérations de sauvetage sont encore plus rares mais on retrouve quelques exemples comme en 1903 où Jean Basset prête main forte à deux personnes se trouvant dans. un bateau sur le point de couler. En ]970, des membres de la société portent assistance à trois pompiers en difficulté sur le Rhône. En retour les pompiers font un don de 1000 Frs que la société reverse à une oeuvre pour les sapeurs pompiers. Le dernier sauvetage date de 2002 où un équipage situé cette fois dans un bateau d'aviron repêche une personne qui s'est précipitée du Pont de Chasse.

Les premières courses sont évoquées dans les registres à partir de 1948. L'organisation de ces rencontres reste aléatoire car dépendant fortement du niveau du Rhône. On ne compte plus les courses annulées au Grand Gravier en raison d'un Rhône trop bas. A cette époque, les courses sont beaucoup plus périlleuses que maintenant en raison des irrégularités de débits du fleuve et des coups d'eau à franchir. Ces courses déplacent alors les foules, commeen témoigne Léonard Burlat qui décrit les quais noirs de monde lors de la très convoitée épreuve « Givors-Vienne » avec son départ à I'américaine et le prestigieux trophée de « la lionne blessée » à conquérir.

La Société Nautique de Loire a toujours été très impliquée dans la vie de la barque d'une part par la qualité de ses équipages qui ont de tous temps remporté des montagnes de trophées et des titres de champions de France commeau cours de la saison 1962 où le club remporte 36 coupes. Les noms Sibert, Burlat, Forest, Cuerq, Galamand, Mascart ou Matrat envahissent les palmarès et parfois de père en fils. A cet égard, en 1958, le président Michel Journoud décrivait la société comme « la plus brillante de la vallée du Rhône » A partir de 1962, un certificat médical est exigé pour la pratique de ce sport exigeant.

Pour l'aspect organisation de course, l'association fait preuve d'une belle dynamique puisque outre sa course de barques annuelle, le club de Loire organise les championnats de France de vitesse en 1964 et a remis au goût du jour la course du « Grand Huit » en 1956. Cette initiative est née de la volonté de créer une épreuve qui désignerait le parfait marinier et dont le prix serait un challenge baptisé « Le marinier » attribué au club ayant les deux meilleures barques. Etant donné qu'il n'y avait pas d'endroit propice pour qu'une telle épreuve se déroule à Loire, le club a contacté les sauveteurs de Givors et de Chasse pour que la course ait lieu sur le territoire deces deux communes au niveau du pont de Chasse. L'organisation est assurée alternativement par l'une des trois sociétés jusqu'en 1973 où Loire décide d'arrêter la collaboration.

Le club en image

Utilisation d'une barque pour le transport des personnes en période de crue du Rhône : Marcel Sibert dans le rôle du sauveteur.

Préparatifs du départ à l'américaine de Givors - Vienne

Les concurrents prêts pour le départ de Givors - Vienne.


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